Rockoh

L’urgence d’écrire, d’entendre hurler les guitares ("Licence To Confuse" de Sebadoh en fantasme de jeunesse, Sonic Youth pour le bruit savant et Mogwai en assommoir), de lire le rock ("Great Jones Street" de Don Delillo, immense) ou les belles écrivaines (Chloé Delaume, autre obsession). A part çà, une bonne partie d’échecs, un vin corsé du sud de l’Italie et du rock écossais en doses fortes. Et puis Victor et Tim, rockstars à leurs manières...
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Caaan’t live, if living is without youuuu

"Without You", c’est le genre de chanson qu’on a presque honte d’apprécier, qu’on fredonne en cachette, sous la douche, la porte bien fermée pour ne pas être entendu du couloir, et qu’on renie en société, loin de nous ce coupable plaisir, on le laisse aux faibles qui succombent à la première ritournelle mélancolique venue, hors de question de faire preuve de sentimentalisme mainstream. Et puis ces paroles d’une banalité affligeante "No I can’t forget this evening/Or your face as you were leaving/But I guess that’s just the way/The story goes". De la soupe pré-R’n’B… Les versions de Harry Nilsson ou de Cilla Black sont agréables, appréciables quand elles s’invitent par hasard à l’écoute, mais admettre que celle de Mariah Carey s’écoute volontiers, c’est comme reconnaître que "S’il Suffisait (...)  Lire la suite

31 octobre par Rockoh3 reactions

(Swell), Free(l) Band

La relation à Swell est généralement passionnée, faite d’élans et d’enthousiasmes souvent exagérés mais également de réalisme mesuré et de souvenirs étonnamment précis, parfois. Le 14 mai 1997, Too Many Days Without Thinking est sorti il y a quelques semaines à peine et Swell est au Café de la Danse, à Paris, pour compléter une bien belle affiche. Sophia et Tarnation sont passés juste avant et l’organisation a pris du retard, (...)  Lire la suite

17 octobre par Rockoh6 reactions

Woomble, Drever, McCusker

Le folk de Roddy Woomble n’est pas le folk généralement célébré ici. On le préfère plus écorché, brut, neurasthénique, plus proche des riffs rocks contemporains que des folklores anciens, rebelle ascétique plutôt que fidèle aux traditions précieuses. Raffiné et joliment produit, élégant et policé, il sera regardé avec suspicion. Renforcé de légendes locales (les écossais de Capercaillie, la chanteuse irlandaise Heidi Talbot), il sera catégorisé d’emblée dans les discothèques peu fréquentables pour les oreilles aux préférences indies. Et pourtant, sur Before The Ruin on trouve les contributions de Phil Selway (Radiohead), Norman Blake et Francis MacDonald (Teenage Fanclub), personnalités peu susceptibles de s’égarer dans un académisme rigoureux. Car si les curriculum vitae de Kris Drever et John McCusker sont bien remplis dans la rubrique folk traditionnel (le premier en solo et avec Lau, le second avec (...)  Lire la suite

14 octobre par Rockoh0 reaction

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